Le Désert rouge, de vapeur et de sable


Le Désert rouge, de vapeur de sable, est un roman de Steampunk en one-shot, ce qui signifie qu’à la fin du livre, c’est vraiment la fin.

Synopsis :couv_desert-rouge

  « Au sein des grandes cités mobiles actionnées par la puissance de la vapeur, les hommes arpentent l’immense Désert Rouge.
Après le sabotage d’une cuve d’eau, le Baron Ambrose Walter Cappel, dirigeant la ville de Stearbury, charge son fils adoptif, Jak, de trouver les responsables. Il apparaît rapidement que le Culte de l’eau et Charles Denning, rival éternel d’Ambrose et dirigeant de la cité de Hayllonbury, ne sont pas étrangers à tout ça. Jak aura fort à faire lorsque les pirates de l’air attaqueront la ville à la recherche de la célèbre boussole de Gerason, celle-là même qui conduit à la mythique Vallée Verte. Sans le savoir, Jak marche sur les traces de son passé… Aventures enlevées où le récit de piraterie côtoie les jets vaporeux du steampunk. »

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Extrait

Il s’étendait à perte de vue de tous les côtés. Nulle crête, nulle aiguille perdue ne brisaient l’horizon monotone du désert Rouge ; cet espace houleux, balayé par des vagues de poussières carmin qui vous brûlent les poumons. Cette immensité aride, sèche et ingrate renfermait bien des écueils pour les hommes qui en avaient fait leur domaine depuis plusieurs siècles maintenant.

Les turbines de l’aéronef ESL-4 de la compagnie Embersky Line tournaient à plein régime en un bruit monotone. Les dizaines de petites cheminées disséminées de chaque côté de la carcasse métallique crachaient leurs nuées blanches comme un métronome. Volant à une centaine de mètres au-dessus du sable, l’appareil de fer se déplaçait grâce à la vapeur. Un ingénieux système de pompe et de piston récupérait une partie de la fumée et la condensait pour la réintroduire dans le moteur, ce qui limitait la quantité d’eau nécessaire pour un long voyage. L’ESL-4 filait en direction de Stearbury que ses capteurs avaient détecté à l’est. Il naviguait à sa vitesse de croisière et le capitaine estimait une arrivée pour le lendemain si tout se passait bien.

Les pilotes, confortablement assis dans des fauteuils rembourrés, regardaient vaguement leurs instruments de bord. Parmi eux, un radar indiquait la direction et la distance relative de la cité mobile de Stearbury.

Le radar principal clignota en rouge pour signaler des intrus. Le commandant ordonna à son second de vérifier les alentours. L’homme jeta un œil dehors par le biais de plusieurs hublots avant de se figer sur un cri d’effroi. Le commandant repoussa son siège en cuir et se plaça près d’une vitrine qu’il nettoya d’un revers de gant.

Deux petits avions, des triplaces, se positionnèrent autour de l’aéronef. Ils laissaient derrière eux un sillage de mouton blanc. Leurs hélices les propulsaient à une allure supérieure à celle de leur cible. Les passagers masqués lancèrent de grandes cordes griffues qui se calèrent entre deux bastingages en fer. Quatre d’entre eux entreprirent l’ascension risquée jusqu’à l’appareil en vol, suspendu seulement par le fil tendu. Ils enjambèrent des poutres en métal, brisèrent l’une des vitres avec leurs pistolets et s’engouffrèrent dans le premier wagon de L’ESL-4 à la surprise des voyageurs.

Les assaillants portaient des chaussures cramponnées, des pantalons et vestes marron, la plupart déchirés, et un bandana qui masquait leurs visages. Ils remontèrent de voiture en voiture, et de cabine en cabine, obligeant, sous la menace d’une arme à feu, les hommes et les femmes à se délester de leurs bijoux, montre à gousset, et bien sûr de l’argent. C’était des pièces de zinc noires arrondies avec un ou plusieurs petits trous, ce qui permettait d’en connaître la valeur. Chaque trou réduisait la valeur de la monnaie.

Assis par six dans les compartiments, les passagers étaient bien habillés avec pantalon, veste, gilet et chapeau haut de forme. Les sièges matelassés offraient son lot de couleur criarde qui allait bien avec la mode du moment. Une vive secousse les surpris et les yeux des voyageurs se posèrent celui qui se démarquait singulièrement. Son visage était dissimulé derrière un masque de fer quelque peu effrayant. À la place des yeux, deux ronds crénelés dorés. Près de chaque joue, une petite excroissance courbe agissait comme un filtre à poussière et des engrenages décoratifs se superposaient jusqu’aux oreilles. Une bande rouge striait le masque noir au niveau de l’œil droit. Les autres voyageurs savaient précisément que cette personne masquée servait le Baron Ambrose Walter Cappel, l’homme qui régnait sur la cité mobile de Stearbury.

Le tumulte dans le wagon supérieur inquiétait les passagers qui entendaient les pillards se rapprocher sans savoir réellement ce qui se tramait. L’homme au masque ne semblait pas du tout paniqué. Puis la porte s’ouvrit avec fracas sur une mine patibulaire. Quelques secondes de silence s’écoulèrent, un mélange d’appréhension et de surprise. Une tension croissante et palpable. Le pillard semblait assez jeune, peut-être n’avait-il pas dépassé la majorité. Un large sourire s’étira sur ses lèvres et il se dandina joyeusement, un grand sac dans la main droite, un revolver qui fumait dans l’autre, invitant les gens à remplir sa besace de cuir. L’odeur de la poudre était forte et indiquait qu’il avait fait usage de son arme récemment. Une peur sincère s’empara des voyageurs.

— Allez les bourgeois, on donne aux mendiants, on partage un peu les richesses.

Les pirates de l’air attaquaient rarement les vols commerciaux, mais ces derniers temps, on en recensait de plus en plus. Malgré cela, la compagnie Embersky Line avait continuellement refusé d’embarquer des forces de l’ordre ou d’engager des mercenaires pour assurer la sécurité des passagers.

— Problème de coût, expliquait-elle à l’envi.

Le pillard se délecta un instant de son effet. Mais il remarqua que l’un des passagers l’ignorait totalement. Il s’approcha alors de l’homme masqué qui ne réagissait pas, contemplant toujours l’étendue sableuse.

— T’as pas entendu ce que j’ai dit ?

Pas de réponse.

L’une des passagères tendit un cabas de cuir marron. L’homme fouilla à l’intérieur et dégagea une pièce de métal noir qu’il porta à ses yeux. Il la fit tournoyer et constata avec joie qu’il n’y avait aucun trou.

— Ho, purée les gars, regardez ce que j’ai chopé. Un Pallade pur ! cria-t-il.

— Je t’avais prévenu que les bourgeois se trimbalaient toujours avec un paquet d’argent sur eux, répliqua une voix au loin.

La femme éprouva une gêne et le brigand lui renvoya au visage le sac en cuir. Puis il fixa du regard le voyageur avec le masque de fer. Celui-ci avait toujours le regard plongé vers l’horizon vermeil. Le pillard, agacé, poussa le chapeau qui surmontait la tête masquée.

— Enlève ça que je vois mieux qui t’es. Et aboule les Pallades que t’as.

Le voyageur se détourna lentement de la vitre. Le visage du jeune pirate se décomposa quand il réalisa de qui il se moquait.

— Merde.

Une détonation retentit.

La balle fusa et perça le corps du pirate. Le sang éclaboussa les murs et certains passagers. Il recula et tomba à la renverse au milieu de la rangée de sièges. Les passagers quittèrent la cabine à toute vitesse dans une cohue de cris et de stupeur. Quand le voyageur au masque de fer se leva, le canon de son pistolet aux reflets dorés fumait.

Dans le Wagon, le bruit de pas lourds et rapides alerta l’homme au masque. Il dégaina une large épée à une main et demie, le genre de relique que l’on trouvait uniquement dans les musées. Quand les pas se rapprochèrent suffisamment, il jaillit du compartiment et fendit le corps du brigand qui courait dans sa direction. Il mit le plat de son épée devant son visage et para un coup de revolver. Il répliqua immédiatement en tirant une salve qui abattit un autre pirate. Il remonta les wagons, un par un, d’une foulée déterminée, tuant toujours avec efficacité les pillards qu’il croisait sur son passage. Derrière lui, les passagers du train s’empressaient de récupérer leurs objets de valeur sur les cadavres frais.

Une nouvelle détonation retentit derrière lui.

— Jak !

Le voyageur masqué se retourna prêt à abattre son arme…

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